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    Daniel Laurier, Introduction à la philosophie du langage

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    Johnathan R. Razorback
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    Daniel Laurier, Introduction à la philosophie du langage

    Message par Johnathan R. Razorback le Jeu 21 Avr - 7:12

    https://books.google.fr/books?id=kcFhuFTW0AoC&pg=PA8&lpg=PA8&dq=philosophie+du+langage&source=bl&ots=m4gx-rs9KK&sig=JOEvX1e16vz60NJjF9v6d4bo7oc&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiw9q_Llp_MAhXsAsAKHXSLC384MhDoAQhRMAk#v=onepage&q=philosophie%20du%20langage&f=false

    « C’est un fait indéniable que depuis le début du siècle les philosophes ont accordé une place de plus en plus importante, et envahissante, à la réflexion sur le langage, et ce n’est pas parce qu’ils se sont désintéressés des questions philosophiques traditionnelles (la réalité, l’existence, la connaissance, le bien) mais parce qu’ils se sont convaincus qu’une analyse du langage pouvait contribuer à la solution, ou du moins à l’éclaircissement, de ces questions traditionnelles. » (p.Cool

    « On peut brièvement caractériser la métaphysique comme cette partie de la philosophie qui se propose de dégager la structure générale de la réalité et les catégories fondamentales auxquelles appartiennent les entités qui la composent. » (p.10)

    « Une des premières conclusions qui s’impose à la réflexion sur le langage, c’est que le langage est essentiellement relationnel. » (p.13-14)

    « Frege reconnaît que le langage remplit dans la vie sociale une multitude de fonctions, mais il voit précisément dans le fait que le langage ordinaire est un instrument polyvalent l’explication du fait qu’il ne remplit pas sa fonction cognitive de manière aussi parfaite qu’il serait souhaitable. […] Le point de vue fregéen n’exclut pas que la signification puisse avoir d’autres aspects que ses aspects purement logiques ou cognitifs, bien qu’il se limite à l’analyse de ceux-ci. » (p.164)

    « La philosophie fregéenne du langage appartient à la famille de ce qu’on pourrait appeler les théories « dénotationnelles » de la signification. L’intuition de base qui guide toute théorie de ce type est tout à fait naïve et naturelle. C’est l’intuition que la signification d’une expression réside exclusivement ou principalement dans le fait qu’elle dénote (« renvoie à », « désigne ») quelque chose, c’est-à-dire est en quelque sorte un nom de quelque chose.
    Du point de vue d’une théorie dénotationnelle, le paradigme de la relation de signification, c’est la relation de dénomination (c’est-à-dire, la relation de dénotation entre un nom propre et ce dont il est le nom). Mais l’idée naïve que toute relation de signification se ramène à une relation de dénomination se heurte d’emblée à toutes sortes de difficultés qui font qu’une théorie plausible ne peut en fait être « purement » dénotationnelle. Il est clair, par exemple, que deux expressions comme « le maître de Platon » et « Socrate » dénotent la même chose, de sorte que si la signification devait être assimilée à la dénotation, elles devraient être considérées comme synonyme dans ce type de théorie, de même que les énoncés : « Socrate est mort » et « Le maître de Platon est mort ».
    » (p.165)
    -Daniel Laurier, Introduction à la philosophie du langage, Mardaga, Philosophie et langage, 1993, 332 pages.


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    -Spinoza, Éthique, IV, 24, 1677.


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