L'Hydre et l'Académie

    Contribution critique au programme de l’Internationale Vitaliste :

    Johnathan R. Razorback
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    Message par Johnathan R. Razorback le Dim 22 Déc - 20:05

    Contribution critique au programme de l’Internationale Vitaliste :

    Point de friction: http://www.jewelswriters.com/2013/06/plus-forts-que-la-mort.html

    Thèse I :
    Le maître mot n’est pas de « restaurer la vie », qui ne peut avoir ni royaume ni trône, mais bel et bien de « faire advenir les Lumières » qui pointent déjà malgré le Crépuscule de l’Imagination. Le « domaine restreint des possibles » est à dynamiter comme tout le reste.

    Thèse II :
    L’ « Ancien temps », empire de la pauvreté quantitative, n’acceptait l’héroïsme de l’individualité que comme rééquilibrage au profit des nécessités bien comprises de la Caste des parasites médiocres. Il fallait Napoléon pour faire la Restauration, et Jeanne d’Arc ne s’est jamais battue que pour redonner à un monarque minable une couronne perdue.

    Thèse III :
    La littérature séparée, fosse dans laquelle on veut nous forcer à ramper aux milieux de cannibales n’ayant d’humains que le nom, mérite d’être achevée sans remords.

    L’affirmation romantique de la nuit n’était certes pas une véritable négation du jour, mais ça n’est guère une raison pour rester « dans le champ du ciel », sous le soleil éternel et harassant de l’Existant. On peut réussir à dépasser l’opposition dualiste être/devenir, et aimer, avec Baudelaire, les nuages, les merveilleux nuages.

    Car sachant qu’on ne sera pas « toujours là », nous voulons que chaque moment soit digne d’être vécu.

    Thèse IV :
    Le monde bourgeois, banque centrale de la pauvreté qualitative, déteste, bien plus que les gémissements de quelques soixante-huitards intéressés, les « chercheurs de vérité ». Seule la vérité est révolutionnaire, et les gens de bien n’aiment pas l’insurrection instruite. « Il y a eu un savoir ludique, mais maintenant il n’y en a plus », veulent-ils se rassurer.

    Thèse V :
    Les « valeurs occidentales contemporaines » ne sont jamais que d’autres nécessités de l’économie politique métastasée. Une harmonie conforme aux valeurs vitales ne sera pas autre chose que la négation de l’harmonie industrielle et de la collaboration de classes.

    Thèse VI :
    La condition humaine ne peut être dépassée qu’en étant réalisée. La Vie, formant une succession de moments qui sont autant d’invitations au Jeu, commencera lorsque la foule rejettera les entraves de son nihilisme pour achever la dissolution du Vieux Monde ennuyeux, et couronner le nouveau de ses rires vivants.

    Thèse VII :
    Le « seul but valable », que pourrait-il être d’autre sinon la naissance réelle d’un nouveau peuple ? L’intelligentsia prolétarisée est à émanciper aussi.

    Pour s’éveiller à la Nouvelle République, construire une culture nouvelle, on fera la Révolution contre la Tradition. Ainsi brûleront les musées de la pensée héritée.

    Thèse VIII :
    Les acteurs n’ont fait que prolonger le spectacle de diverses manières, mais ce qui importe c’est d’y mettre un terme.

    Thèse IX :
    Il est temps de prouver que l’Humanité est définitivement plus grande que ce qui lui arrive. Le nouveau vitalisme sera un humanisme complet, ou ne sera pas.


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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "La vraie volupté est remportée comme une victoire sur la tristesse [...] Il n’y a pas de grands voluptueux sans une certaine mélancolie, pas de mélancoliques qui ne soient des voluptueux trahis." -Albert Thibaudet, La vie de Maurice Barrès, in Trente ans de vie française, volume 2, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919, 312 pages, p.40.


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