L'Hydre et l'Académie

    Louis Ménard, Oeuvres

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    Johnathan R. Razorback
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    Louis Ménard, Oeuvres

    Message par Johnathan R. Razorback le Dim 4 Mai - 9:57

    "Je veux conserver le droit de glorifier les causes vaincues et de regretter les religions mortes."
    -Louis Ménard.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_M%C3%A9nard
    http://fr.wikisource.org/wiki/Louis_M%C3%A9nard
    http://archive.org/stream/louismnardetso00mn/louismnardetso00mn_djvu.txt
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5545909p

    « Appeler l’expérience du passé au secours des indécisions du présent, telle est le but pratique de l’histoire. »
    « La routine et l’erreur ne valent pas mieux que l’ignorance. »
    « Il n’y a pas un philosophe qui se soit élevé à l’idée de la démocratie. Ils la voyaient réalisée à Athènes, et ils ne savaient même pas la comprendre. […] En politique, les intellectuels ont toujours eu pour idéal une société calme et réglée comme une école bien tenue. »
    « La liberté n’existe que chez les peuples qui ont assez d’énergie pour la conquérir et assez de prudence pour la conserver ; autrement, c’est la violence qui décide de leur sort. »
    « L’histoire est l’école de la politique. »
    « La période ascendante répond à l’époque où le travail est exercé par des hommes libres ; la décadence commence quand le travail est abandonné aux esclaves. L’esclavage n’a pas disparu dans les sociétés modernes, il s’est transformé. »
    « La Grèce rayonne au zénith de l’histoire. »
    « La civilisation moderne oscille comme le pendule ; ce que nous appelons le progrès n’est qu’une perpétuelle hésitation entre des principes contradictoires, et la fin de chaque siècle est une réaction périodique contre son commencement. »
    « Je ferai voir de quels dangers doit se défendre une république qui veut vivre. »
    « Un Grec ne se serait pas cru libre pour avoir mis, tous les cinq ou six ans, dans une boîte, le nom d’un des députés chargés de voter l’impôt. »
    « La théorie du progrès, qui nous tient lieu de philosophie de l’histoire, nous empêche de reconnaître que les principes de la Révolution ne sont qu’un retour bien timide et bien incomplet, au grandes traditions de l’Hellénisme. »
    « Une république doit être fédérale sous peine de mort. »
    « La souveraineté d’un peuple ne se délègue pas plus que la conscience et la raison d’un homme. »
    « Les luttes de partis s’expliquent par une compétition d’intérêts bien plus que par une diversité de principes. »
    « En Grèce, toutes les fonctions publiques étaient électives et annuelles. »
    « En fixant le maximum [du salaire des fonctionnaires], la Commune me paraît avoir tenu compte des conditions de la vie normale de la société. […] On dit que cela nous priverait du concours des capacités : je n’aime pas les capacités qui ont le ventre insatiable. »
    « En Italie, dès le moyen-âge, la formation et le développement de républiques presque semblable à celles de l’Antiquité avaient préparé ce magnifique réveil de la pensée qu’on nomme la Renaissance. […] La Renaissance, la Révolution et la science moderne […] nous rattache à la civilisation antique. »
    « En dédaignant les leçons du passé pour les rêves de l’avenir et les pièges de l’espérance, on s’expose à voguer vers le rivage de l’utopie. »
    « J’exposerai mes idées sans concessions ni réticences, et si je suis en désaccord avec les systèmes généralement reçus, je m’en consolerai, sachant que les paradoxes de la veille deviennent souvent les axiomes du lendemain, et les banalités du surlendemain. »
    « Il est bien plus difficile qu’on ne le pense de rendre justice aux causes vaincues. Sans doute, les vaincus méritent quelquefois leur défaite, mais il est bien rare que les vainqueurs se rendent dignes de leur victoire. On est trop porté à croire que tout ce qui arrive était nécessaire et que tout ce qui est nécessaire est juste. Trop souvent on salue le fait accompli comme un pas vers le progrès, et ce fatalisme historique sert d’abri aux générations impuissantes et satisfaites qui perdent la notion du droit et oublient que les peuples, comme les individus, sont responsables de leurs actes. »
    « La doctrine du progrès, même sous cette forme atténuée, est en opposition avec les faits historiques, et, ce qui est plus grave, incompatible avec toute espèce de morale. […] La philosophie de l’histoire est à refaire. Il faut donner un corps aux idées qui veulent naître et créer les Dieux à venir. […] Entre l’enchaînement des causes et les caprices du hasard, il y a place pour la libre volonté de l’homme. […] L’histoire n’est que la science du passé, la prévision lui est interdite : on ne prédit pas ce qui également être ou ne pas être. […] Rien ne prouve mieux le libre arbitre que notre impuissance à prédire la marche de l’histoire. […] Le progrès n’est pas nécessaire, il n’est que possible, il faut le vouloir. […] Demandons à l’histoire comment se font les progrès, comment se font les décadences. Elle nous répondra qu’il n’y a pas de progrès sans effort, pas de victoire sans combat. »
    -Louis Ménard, Les questions sociales dans l’antiquité (1898).

    « Quand la pensée s’est élevée dans la sphère sereine des Dieux, y trouve-t-elle une place pour l’existence de l’homme ? »
    « Les Dieux supérieurs sont trop grands pour nous entendre ; ils ne changeront pas pour nous l’ordre immuable de la nature. »
    « L’idéal n’est pas le privilège exclusif d’un siècle. »
    « J’ai essayé d’expliquer les fluctuations de notre époque en remontant à la vie source des principes opposés qui luttent dans le sein de l’Europe contemporaine, et dont la conciliation appartient sans doute à l’avenir. »
    « Depuis que les anciens Dieux avaient perdus leurs temples, leurs derniers fidèles, ceux que l’on appelait les païens, descendirent de plus en plus rares vers les demeures d’Hadès, apportant à ka foule innombrable des morts qui les attendait sur le rivage des tristes nouvelles du monde des vivants : « Que ceux qui ont laissé des fils sur la terre n’espèrent pas les revoir : nos fils ont renié le culte de leurs pères ; à leur mort, au lieu de passer le fleuve pour venir nous rejoindre, ils s’endormiront dans l’attente d’une résurrection prochaine et du paradis qu’ils disent fermé pour nous. Que ceux qui regrettent la vie se gardent de boire le Léthé : des peuples barbares couvrent la terre, et, au nom du Dieu nouveau, on a détruit tout le divin travail de la pensée des vieux âges ».
    Les habitants du pays de la mort restèrent ainsi des siècles sans lien avec la terre. Méditant sur leur vie passée, ils cherchaient à reconstruire dans leur pensée ce magnifique monde dont les vivants effaçaient jusqu’aux derniers vestiges. Par une initiation mutuelle, les plus forts aidant les plus faibles, les uns après les autres s’élevaient, épurés, vers les sphères heureuses.
    Quand se leva pour l’humanité cette splendide aurore si justement appelée la Renaissance, il y eut un tressaillement inconnu dans le peuple des mânes. Au-delà de leur Élysée ils apercevaient des horizons nouveaux avec un nouveau peuple d’âmes. Etes-vous des hôtes du paradis chrétien, leur disaient-ils ? Mais ceux qui ne sont pas du même ciel ne peuvent se réunir dans la mort. –Nous venons de la terre, disaient les âmes nouvelles ; nous avons relevé les autels de l’art et de la beauté. Nous avons recueilli pieusement les débris sacrés de vos marbres qu’avait brisés le marteau de nos pères. Dans quelques pages dispersées de vos livres, nous avons retrouvé la trace des rêves merveilleux de vos poètes et les enseignements de vos sages, et, de ces épaves échappées au naufrage du vieux monde, nous avons fait un phare lumineux pour dissiper les spectres de notre nuit.
    Deux siècles s’écoulèrent, et d’autres âmes apparaissaient de plus en plus distinctes et disaient : nous avons marché sur vos traces à la conquête de la justice et de la vérité. Les armes sont prêtés, le dernier combat se prépare, le droit vaincra. L’homme régénéré suivra ses destinées nouvelles ; sa force est sans limites, son but est l’infini, il y marche par un progrès éternel, et le lendemain de sa victoire, quel magnifique monde naîtra ! »
    « Regarder le beau comme la forme vivante du vrai et du juste. »
    « Les castes inférieures, pauvres et laborieuses, paient seules les impôts. Les castes supérieures, oisives et riches, méprisent le peuple qui les nourrit. Les laboureurs, obligés de consacrer une partie de leur temps à travailler pour leurs maîtres, sont réduits à un état de dégradation, de misère, d’abaissement et d’ignorance qui les place bien au-dessous des esclaves de l’antiquité. »
    « Je ne sais pas ce que l’avenir réserve à la France, mais qu’il soit d’abord fait place nette, la société qui va finir ne laissera pas un regret. »
    « Une révolution ne peut triompher si elle ne transforme pas les croyances des peuples en même temps que leurs institutions. »
    « Que l’humanité fouille dans les ruines de nos temples, elle y retrouvera le principe de vie qui assurera le triomphe de la révolution et le salut du monde. »
    « Au lieu de voir dans la nature des forces aveugles, l’homme y voit des lois vivantes : ces lois sont les Dieux. Il les conçoit à son image : les Dieux d’Homère ressemblent à des héros, et les héros s’élèvent au rang des Dieux. Le polythéisme grec naît de la poésie et la cité s’ordonne comme un poème. La loi ne descend pas d’en haut, elle naît du concours harmonieux des volontés unies ; elle est la sauvegarde et le lien vivant des droits individuels. Elle a pour principe la justice, pour but la liberté, pour gardien le devoir, pour sanction la conscience, pour forme la république. »
    « [Le Christ] dressa son Église sur les ruines amoncelées des œuvres les plus merveilleuses du genre humain. »
    « La vertu […] des païens est le développement libre et harmonieux des nobles facultés de l’homme. […] La véritable équité, qui est la conscience humaine elle-même, reconnaît plus de droits au faible, plus de devoir au fort. »
    « [Pour les chrétiens] la vie n’est que la méditation de la mort, et quelle œuvre humaine est possible devant la pensée de la fin prochaine ? […] Le travail même de la pensée est coupable. »
    « L’Évangile rend à César ce qui est à César : s’il n’établit pas le despotisme, il le consacre et le laisse régner en paix. […] Tout pouvoir vient de Dieu, l’oppression est une épreuve, et le chrétien l’accepte pour lui et pour ses enfants. »
    « Le jour où Constantin fit du christianisme la religion de l’empire, l’empire fût condamné […] Julien le comprit : il voulut arrêter la chute du vieux monde en relevant les temples des Dieux ; mais il mourut sous une arme romaine ; les chrétiens tendirent la main aux barbares, et, au lieu d’une république fraternelle, la servitude et l’oppression couvrirent la terre. »
    « Dans l’Olympe antique, des Déesses siégeaient avec les Dieux ; dans les temples, les oracles divins étaient rendus par des prêtresses aussi bien que par des prêtres. Chez les chrétiens le Dieu unique s’incarne sous la forme d’un homme ; le principe féminin n’entre pas dans la Trinité. […] Elle est l’instrument du Démon et la source de la damnation du monde […] En excluant les femmes […] le christianisme proclame d’une manière éclatante leur infériorité ; un de ses fondateurs a dit : l’homme a été créé pour Dieu, la femme a été créée pour l’homme. »
    «Le mariage n’est qu’une combinaison d’intérêts. Dans ce qu’on appelle la haute société, on rirait d’un homme qui aimerait sa femme. »
    « L’amour est un Dieu plus puissant que toutes les lois humaines. »
    « Jamais les poèmes d’Homère, d’Hésiode ou d’Orphée n’eurent l’autorité des livres sacrés chez les peuples théocratiques. […] La Grèce ne connut jamais les disputes ni les persécutions religieuses. […] Rome étendit cette unité à tous les cultes comme à tous les peuples de son empire. Tous les cultes prirent place dans le panthéon romain, tous les peuples dans la cité romaine. […] Le monothéisme exclusif des chrétiens les empêchait de respecter dans les autres la liberté qu’ils réclamaient pour eux-mêmes ; cependant les Romains ne pouvaient leur permettre de briser les statues des Dieux. Le peuple […] demandait la punition des sacrilèges qui insultaient publiquement la religion de l’empire. Les chrétiens couraient au-devant de cette punition et appelaient le martyre comme un triomphe. […] Les chrétiens avaient renversé la statue de la Victoire ; pour eux les Barbares étaient les fléaux de Dieu chargés de punir Rome de sa fidélité au culte des ancêtres. Loin de leur résister, ils les appelaient. »
    « Le despotisme des conquérants n’asservit que le corps, le despotisme théocratique s’étend à l’âme. La force du clergé catholique est dans son unité : toute pensée libre est une hérésie, toute hérésie est un crime. Contre ce crime l’Église a une arme terrible, l’excommunication. Du jour où l’Église gouverne les puissances du monde, celui qui est retranché de la communion des fidèles est bientôt retranché du nombre des vivants. Ces sacrifices humains que le monde avait oubliés se renouvelleront pendant toute la période chrétienne.
    Dans l’intervalle de repos entre deux hérésies, on persécutait les Juifs. »
    « La raison, cette lumière que éclaire tout homme en ce monde. »
    « Il est triste de voir la pensée réduire à s’humilier devant la puissance, mais ce n’est qu’à cette condition que la société moderne lui permet de vivre. »
    « La supériorité de force, de richesse, d’instruction, est un avantage assez grand pour satisfaire ceux qui le possèdent. Loin d’aggraver les inégalités naturelles par les inégalités sociales, la conscience impose plus de devoirs aux heureux et aux forts. »
    « Pour comprendre comment une constitution aussi oppressive que celle des sociétés chrétiennes et féodales a pu durer si longtemps, il faut remarquer que dans ces sociétés, basées sur la violence, de continuels déchirements arrêtent jusqu’au progrès matériel de l’industrie et de l’agriculture et prolongent indéfiniment la barbarie. »
    « Homère avait bien dit que l’esclavage ôte à l’homme la moitié de son âme. »
    « Loin de nier l’esclavage, le christianisme le consacre comme toutes les formes de l’autorité. »
    « Phidias traduisit en marbre la religion d’Homère, il comme lui l’apôtre du polythéisme, le prêtre des Dieux de la beauté. La sculpture acheva l’œuvre […] commencé par la poésie. »
    « Le caractère dominant du monothéisme est la haine de l’art. »
    « Arrières les spectres décharnés de la mort et de la douleur, voici les Dieux du bonheur et de la vie ; ils s’avancent vêtus des rayons de l’aurore, et chassent devant eux les terreurs de la nuit. »
    « Les luttes des républiques italiennes entretenaient ces salutaires agitations de la liberté qui préparent les grands siècles de poésie et d’art. Une famille de marchands de Florence accueillit les exilés de Grèce qui portaient avec eux les livres de nos sages et de nos poètes, la bible du polythéisme. […] Les peuples de langue latine, sur lesquels le mouvement chrétien et iconoclaste de la Réforme avait eu peu de prise, reçurent les premiers l’initiation païenne de la Renaissance. »
    « La France est le cœur de l’Europe […] son rôle n’est pas de dominer les autres peuples, mais de les unir. »
    « La philosophie comprit que pour hériter de la Grèce il ne fallait pas l’imiter ni la suivre, mais reprendre et continuer son œuvre. C’est ce qu’avait fait l’art de la Renaissance. »
    « Cette œuvre de négation appelait la reconstruction d’un idéal nouveau. »
    « Dans les grands combats de l’Iliade, au-dessus de la mêlée des héros, Homère aperçoit les Dieux ennemis qui excitent les deux armées, les uns près des vaisseaux des Grecs, les autres sur les remparts de Troie. Dans les terribles discordes civiles de la Révolution, je vois de même, au-dessus de la querelle des intérêts humains, la lutte des principes ennemis ; au-dessus de la mêlée des hommes, les combats des dieux. Les idées sont en présence, armées pour la dernière bataille, égales en forces, irréconciliables : l’autorité et la liberté, le privilège et l’égalité, le fait et le droit. »
    « Les chefs de la bourgeoisie massacrent le peuple au champ de Mars. »
    « C’est au milieu de cet effort surhumain de tout un peuple, à l’heure la plus solennelle qui ait sonné dans l’histoire depuis les guerres médiques, qu’est née la république française. »
    « Les Dieux ne peuvent mourir. »
    « La dictature est la conséquence fatale du système des majorités souveraines et de la représentation élective. »
    « Le polythéisme est la religion des hommes libres, le monothéisme est celle des esclaves. »
    « Au-delà du réel [les Grecs] cherchaient l’idéal. »
    « Les philosophes de ce siècle et les révolutionnaires qui ont essayé de réaliser leur pensée, ont opposé au dogme chrétien de la chute originelle la croyance au perfectionnement indéfini du genre humain. Ils ont placé l’Éden dans l’avenir, et fait de l’âge d’or, non plus un souvenir, mais une espérance. […] En vain le passé leur criera qu’il n’y a pas de victoire sans combat. […] L’homme […] peut, par l’action énergique d’une volonté soutenue, corriger le présent et assurer l’avenir. »
    « La Révolution française s’est posée comme une réaction contre les principes religieux et les formes sociales du moyen-âge. Elle a remplacé le dogme chrétien de l’autorité par le dogme païen de la liberté, la foi par la raison, la grâce arbitraire par la justice, l’obéissance par le droit, la résignation par la lutte, la hiérarchie par la légalité. »
    « C’est l’âge des spécialités et des travaux d’analyse, la synthèse devient de plus en plus difficile. »
    « Par l’industrie, l’homme devient roi de la nature. Puisse-t-il n’en pas violer les lois éternelles ! S’il abusait de sa puissance, s’il dissipait ses richesses par l’extermination des espèces animales ou la destruction des vieilles forêts, les fléaux de l’inondation, de la stérilité, de la famine et la peste vengeraient bientôt les Dieux de la nature. Puisse surtout l’industrie ne pas sacrifier le bien-être de tous au luxe d’un petit nombre, et ne pas prodiguer la vie et le travail de l’homme ! Puisse-t-elle éviter cette activité fiévreuse qui, pour asservir la matière à l’esprit, commencerait par écraser l’homme sous la matière ! »
    « Toutes les promesses de l’avenir ne valent pas pour moi les souvenirs du passé. »
    -Louis Ménard, Lettres d’un mort. Opinions d’un païen sur la société moderne (1895).


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