L'Hydre et l'Académie

    Denis Diderot, Oeuvres

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    Johnathan R. Razorback
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    Denis Diderot, Oeuvres

    Message par Johnathan R. Razorback le Dim 28 Sep - 13:47

    http://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Denis_Diderot
    http://classiques.uqac.ca/classiques/Diderot_denis/diderot_denis.html

    "Lorsque la majesté n’en impose plus, il est trop tard. Cette maxime, qui est excellente sur le trône, n’est pas moins bonne dans la famille et dans la société."

    "Le premier acte de l’autorité souveraine est de cesser d’être précaire."

    "Toute dispense est une infraction de la loi ; et tout privilège est une atteinte à la liberté générale."

    "Celui qui n’est pas maître du soldat, n’est maître de rien."

    "Celui qui est maître du soldat, est maître de la finance."

    "Sous quelque gouvernement que ce fût, le seul moyen d’être libre ce serait d’être tous soldats ; il faudrait que dans chaque condition le citoyen eût deux habits, l’habit de son état et l’habit militaire. Aucun souverain n’établira cette éducation."

    "Ébranler la nation pour raffermir le trône ; savoir susciter une guerre ; ce fut le conseil d’Alcibiade à Périclès."

    "Presque pas un empire qui ait les vrais principes qui conviennent à sa constitution ; c’est un amas de lois, d’usages, de coutumes, incohérents. Partout vous trouverez le parti de la cour, et le parti de l’opposition."

    "Les factieux attendent les temps de calamité, de disette, de guerres malheureuses, de disputes de religion ; ils trouvent alors le peuple tout prêt."

    "Il faut être loué, cela est facile. On corrompt les gens de lettres à si peu de frais ; beaucoup d’affabilité et de caresses, et un peu d’argent."

    "La terreur est une sentinelle qui manque un jour à son poste."

    "Plus un empire est étendu, plus il est difficile à gouverner, et plus il importe que la capitale soit au centre."

    "Le supplice public d’un roi change l’esprit d’une nation pour jamais."

    "Une guerre interminable, c’est celle du peuple qui veut être libre, et du roi qui veut commander."

    "La sévérité déplacée est pire qu’un vice."

    "Le véritable athéisme, l’athéisme pratique, n’est guère que sur le trône ; il n’y a rien de sacré ; il n’y a ni lois divines, ni lois humaines pour la plupart des souverains ; presque tous pensent que celui qui craindrait Dieu ne serait pas longtemps craint de ses sujets, et que celui qui respecterait la justice serait bientôt méprisé de ses voisins. Voilà un de ces cas, où le scélérat Machiavel dit : Dominationis arcana, secrets de domination, et où l’honnête Tacite dit : Dominationis flagitia, forfaits de domination."

    "L’ennemi le plus dangereux d’un souverain, c’est sa femme, si elle sait faire autre chose que des enfants."

    "Jeter des haines entre ses ennemis, acharner deux puissances l’une contre l’autre, afin de les affaiblir et de les perdre toutes deux."

    "Employer les hommes à quoi ils sont propres."
    -Denis Diderot, Principes de politique des souverains, 1774.

    https://fr.wikisource.org/wiki/%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_de_Diderot

    https://fr.wikisource.org/wiki/Pens%C3%A9es_philosophiques

    https://fr.wikisource.org/wiki/Pens%C3%A9es_sur_l%E2%80%99interpr%C3%A9tation_de_la_nature

    https://fr.wikisource.org/wiki/Principes_philosophiques_sur_la_mati%C3%A8re_et_le_mouvement

    https://fr.wikisource.org/wiki/De_la_suffisance_de_la_religion_naturelle

    https://fr.wikisource.org/wiki/R%C3%A9futation_d%E2%80%99Helv%C3%A9tius

    https://fr.wikisource.org/wiki/Introduction_aux_grands_principes

    "-Quel motif peut avoir un incrédule d'être bon, s'il n'est pas fou ? Je voudrais bien le savoir.
    -Et je vais vous le dire.
    -Vous m'obligerez.
    -Ne pensez-vous pas qu'on peut être si heureusement né qu'on trouve un grand plaisir à faire le bien ?
    -Je le pense.
    -Qu'on peut avoir reçu une excellente éducation qui fortifie le penchant naturel à la bienfaisance ?
    -Assurément.
    -Et que dans un âge plus avancé, l'expérience nous ait convaincu qu'à tout prendre il vaut mieux pour son bonheur dans ce monde être un honnête homme qu'un coquin ?
    -Oui-da ; mais comment est-on honnête homme, lorsque de mauvais principes se joignent aux passions pour entraîner au mal ?
    -On est inconséquent, et y a-t-il rien de plus commun que d'être inconséquent ?
    -Hélas ! malheureusement non ; on croit, et tous les jours on se conduit comme si l'on ne croyait pas.
    -Et sans croire, l'on se conduit à peu près comme si l'on croyait.
    -A la bonne heure ; mais quel inconvénient y aurait-il à avoir une raison de plus, la religion, pour faire le bien, et une raison de moins, l'incrédulité, pour mal faire ?
    -Aucune, si la religion était un motif de faire le bien, et l'incrédulité un motif de faire le mal.
    -Est-ce qu'il y a quelque doute là-dessus ? Est-ce que l'esprit de la religion n'est pas de contrarier sans cesse cette vilaine nature corrompue, et celui de l'incrédulité de l’abandonner à sa malice en l'affranchissant de la crainte ?
    " (p.235-237)

    "-Madame la maréchale, y-a-t-il quelque bien dans ce monde-ci qui soit sans inconvénient ?
    -Aucun.
    -Et quelque mal qui soit sans avantage ?
    -Aucun ?
    -Qu'appelez-vous donc mal ou bien ?
    -Le mal, ce sera ce qui a plus d’inconvénients que d'avantages ; et le bien au contraire ce qui a plus d'avantages que d'inconvénients.
    " (p.237)
    -Denis Diderot, Entretien d'un philosophe avec la maréchale de ***, 1777, in Le Neveu de Rameau et autres textes, Le Livre de poche, coll. classique de poche, 2002, 317 pages.



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