L'Hydre et l'Académie

    Thomas Paine, Oeuvres

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    Johnathan R. Razorback
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    Thomas Paine, Oeuvres

    Message par Johnathan R. Razorback le Sam 27 Sep - 9:03

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Paine
    http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Sens_commun

    "La cause de l'Amérique, est à beaucoup d’égards, celle du genre humain. Son histoire offre & offrira plusieurs circonstances qui ne sont pas locales, mais universelles, qui parlent au cœur de tous les amis des hommes, & dont l’issue intéresse leurs affections."

    "Quelques écrivains ont tellement confondu le gouvernement avec la société, qu’ils n’ont laissé entre ces deux objets qu’une nuance très-foible, ou tout-à-fait nulle, tandis qu’ils diffèrent beaucoup, non-seulement par leur nature, mais encore par leur origine. La société est le résultat de nos besoins ; le gouvernement est celui de notre perversité. La première effectue notre bonheur d’une manière positive, en réunissant nos affections ; le second y contribue négativement, parce qu’il réprime nos vices. L’une encourage les communications mutuelles ; l’autre établit des distinctions. La première protège ; le second punit."

    "Le gouvernement, dans sa perfection même, n’est qu’un mal nécessaire ; dans son imperfection, c’est un mal insupportable."

    "Le désir du pouvoir absolu est un mal nécessairement attaché à la monarchie."

    "Tous les hommes étant originairement égaux, aucun d’eux ne saurait tenir de sa naissance le droit d’assurer à ses descendants une préférence éternelle sur tous leurs semblables."

    "La monarchie & l’hérédité du trône ont couvert de sang & de cendres, non-seulement l’Angleterre, mais encore le monde entier. C’est une forme de gouvernement contre laquelle la parole de dieu s’élève en témoignage, & le meurtre doit l’accompagner."

    "Pourquoi la constitution de l'Angleterre est-elle maladive, si ce n’est parce que la monarchie a empoisonné la république, parce que la couronne s’est emparée des communes ?

    Le roi d'Angleterre n’a presque d’autre fonction, pour ainsi dire, que de faire la guerre & de distribuer des places, ou à parler sans détour, qu’à nous appauvrir, & à faire de nous ce qu’il veut
    ."

    "Jamais le soleil n’éclaira une cause plus importante. Ce n’est pas l’affaire d’une ville, d’un comté, d’une province ou d’un royaume ; c’est celle d’un continent, d’un huitième, pour le moins, de la terre habitable. Ce n’est pas l’intérêt d’un jour, d’une année ou d’un siècle ; la postérité est virtuellement impliquée dans ce débat, & sentira plus ou moins le contrecoup des opinions actuelles jusqu’à la fin des âges. Nous sommes au moment où l’union, la bonne foi, l’honneur des peuples du continent de l’Amérique doivent jeter leurs éternelles semences."

    "C’est l’Europe, & non l’Angleterre, qui est la mère-patrie de l’Amérique ; ce nouveau monde a été l'asile de tous les européens, persécutés pour avoir chéri la liberté civile & religieuse. En s’y réfugiant, ce n’est point des tendres embrassements d’une mère qu’ils se sont échappés ; c’est un monstre dont ils ont fui la rage, & cela est si vrai de l’Angleterre, que la même tyrannie qui chassa de son sein les premiers émigrants, poursuit encore leur postérité."

    "Étudiez les pas­sions & les sentiments du cœur humain, interrogez la nature sur cette réconciliation si prônée, & di­tes moi si vous pourrez aimer, honorer, servir fidèlement un maître qui a porté chez vous le fer & le feu."

    "Mon intention n’est pas d’exciter l’horreur afin de pro­voquer la vengeance, mais d’interrompre le som­meil honteux & funeste où nous sommes plongés, pour que nous suivions constamment un plan fixe."

    "Tout gouverne­ment qui n’a pas la force de maintenir la paix, n’en mérite pas le nom, & dans ce cas, nos impôts sont sans objet."

    "De même que dans les gouvernements absolus, la loi réside dans la personne du monarque, ; dans les pays libres la loi elle-même doit être le monarque, & il ne doit pas y en avoir d’autre."

    "Le droit naturel nous autorise à nous gouverner nous-mêmes."

    "Ô vous qui chérissez les hommes, vous qui ne craignez pas de lutter contre la tyrannie, de quelque part qu’elle vienne, montrez-vous. Toutes les contrées de l’ancien monde sont en butte à l’oppression. La liberté s’est vue poursuivie dans tous les points du globe. Depuis longtemps l'Asie & l'Afrique l’ont repoussée ; l'Europe la regarde comme une étrangère & l'Angleterre lui a donné le signal du départ. Ah ! recevez cette fugitive, & préparez, avant qu’il soit trop tard, un asile au genre-humain."

    "Notre force ne gît pas dans le nombre des hommes, mais dans l’unité des sentiments."

    "Le sens-commun nous dira que la puissance qui a tâché de nous assujettir est la moins propre de toutes à nous défendre."

    "Plus les hom­mes ont à perdre, moins ils sont disposés à ris­quer."

    "L’intimité que l’on contracte dans l’enfance, l’amitié qui est le fruit du malheur, sont les plus durables, les moins sujettes aux vicissitudes."

    "Quant à moi, je suis pleinement & sincèrement persuadé que la volonté du tout-puissant est qu’il y ait parmi nous une diversité d’opinions religieuses. Elle ouvre un champ plus vaste à notre bienveillance, en tant que nous sommes chrétiens. Si nous pensions tous de même, notre piété demeurerait sans épreuves."

    "Souvent c’est de nos ennemis que nous apprenons d’excellentes maximes."

    "L’état présent de l'Amérique est vraiment fait pour alarmer tout homme capable de réfléchir."

    "Nous ne combattons ni par vengeance, ni par esprit de conquête, ni par orgueil, ni par ressenti­ment ; nous n’insultons point l’univers en y pro­menant nos flottes & nos armées ; nous ne rava­geons point le globe dans l’intention de nous en­richir de ses dépouilles."
    -Thomas Paine, Le Sens commun, 1776.

    http://www.ushistory.org/paine/rights/index.htm
    http://fr.wikisource.org/wiki/Th%C3%A9orie_et_pratique_des_droits_de_l%E2%80%99homme
    http://en.wikisource.org/wiki/The_Age_of_Reason

    "In the general wreck of superstition, of false systems of government, and false theology, we lose sight of morality, of humanity, and of the theology that is true.

    As several of my colleagues, and others of my fellow-citizens of France, have given me the example of making their voluntary and individual profession of faith, I also will make mine; and I do this with all that sincerity and frankness with which the mind of man communicates with itself.

    I believe in one God, and no more; and I hope for happiness beyond this life.

    I believe the equality of man, and I believe that religious duties consist in doing justice, loving mercy, and endeavoring to make our fellow-creatures happy.

    But, lest it should be supposed that I believe many other things in addition to these, I shall, in the progress of this work, declare the things I do not believe, and my reasons for not believing them.

    I do not believe in the creed professed by the Jewish church, by the Roman church, by the Greek church, by the Turkish church, by the Protestant church, nor by any church that I know of. My own mind is my own church.

    All national institutions of churches, whether Jewish, Christian, or Turkish, appear to me no other than human inventions set up to terrify and enslave mankind, and monopolize power and profit.

    I do not mean by this declaration to condemn those who believe otherwise; they have the same right to their belief as I have to mine. But it is necessary to the happiness of man, that he be mentally faithful to himself. Infidelity does not consist in believing, or in disbelieving; it consists in professing to believe what he does not believe
    ."
    -Thomas Paine, The Age of Reason; Being an Investigation of True and Fabulous Theology, 1795.

    http://fr.wikisource.org/wiki/Th%C3%A9orie_et_pratique_des_droits_de_l%E2%80%99homme


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    « Et comment peut-il être bon, lui qui n’a pas même de sévérité contre les méchants ! »  
    -Archélaos de Sparte.


    « Agir par vertu n’est autre chose en nous qu’agir et vivre, conduits par la raison, et conserver son être, et d’après ce fondement de la vertu qu’il faut rechercher sa propre utilité. »
    -Spinoza, Éthique, IV, 24, 1677.


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