L'Hydre et l'Académie

    Nicolas Wanlin, « L'imaginaire technique dans la poésie industrielle du XIXe siècle »

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    Johnathan R. Razorback
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    Nicolas Wanlin, « L'imaginaire technique dans la poésie industrielle du XIXe siècle »

    Message par Johnathan R. Razorback le Sam 10 Nov - 18:47

    "Alors que les poètes romantiques se sont largement « dépolitiqués » après 1852, ils n’ont pas embrassé la révolution industrielle comme pis-aller à une vraie révolution politique. Les classiques, eux, malgré les encouragements de l’Académie, ne se sont guère emparés de la technique qu’avec les précautions d’une phraséologie qui en châtrait la modernité. Il a donc fallu des bataillons de poètes de second voire de troisième rang, pour oser disputer à la prose sa mainmise sur l’univers de la technique. La tâche était ardue tant l’histoire scientifique et industrielle accélérait, et il ne reste aucun chef-d’œuvre de poésie industrielle et technique. Mais ces poètes ont au moins joué un rôle dans l’acculturation, toujours difficile, de nouvelles inventions changeant la vie quotidienne. Et ce faisant, ils nouaient discrètement d’improbables liens entre la tradition de la poésie didactique et le modernisme de l’esprit nouveau."

    https://www.cairn.info/revue-romantisme-2010-4-page-51.htm



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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "La vraie volupté est remportée comme une victoire sur la tristesse [...] Il n’y a pas de grands voluptueux sans une certaine mélancolie, pas de mélancoliques qui ne soient des voluptueux trahis." -Albert Thibaudet, La vie de Maurice Barrès, in Trente ans de vie française, volume 2, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919, 312 pages, p.40.


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