L'Hydre et l'Académie

    Junius Frey, Philosophie sociale dédiée au peuple français

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    Johnathan R. Razorback
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    Junius Frey, Philosophie sociale dédiée au peuple français

    Message par Johnathan R. Razorback le Mar 19 Aoû - 18:51

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Junius_Frey

    http://books.google.fr/books?id=QQRCAAAAcAAJ&lpg=PA14&ots=2HlEI-dz74&dq=philosophie%20sociale%20d%C3%A9di%C3%A9e%20au%20peuple%20fran%C3%A7ais&hl=fr&pg=PP5#v=onepage&q&f=false

    "Rousseau fut cette flamme sacrée, ce flambeau de la vérité, qui, en éclairant le peuple, consuma le recueil de ses lois antiques et vexatoires. [...] J.J nous apprit à renverser la tyrannie, en nous enseignant à résister à l'oppression. Mais certes, et je démontrerai plus amplement dans la suite, son système n'étant que désorganisateur et perpétuellement révolutionnaire, ne peut plus servir de base à une constitution, d'où doivent découler des lois, qui nous garantissent la durée de la liberté, sans laquelle il ne saurait y avoir de bonheur public.
    Rousseau dit dans le chapitre 12 de son
    Contrat social, liv. II, "un peuple est toujours le maître de changer ses lois, même les meilleures ; car s'il lui plaît de se faire mal à lui-même, qui est-ce qui a le droit de l'en empêcher ?".
    Ce blasphème contre le principe, tend au fond à nous faire confesser que tout peuple qui serait assez dénaturé pour faire une loi de l'homicide en aurait le droit."

    "Donc, en rendant à Rousseau l'homme que nous devons à celui qui a provoqué et déterminé la Révolution française, ne craignons pas d'affirmer que son système est nécessairement un système désorganisateur, parce qu'il n'est pas fondé sur le développement du véritable principe ; qu'il n'existe point chez lui de barrière contre les entreprises du grand nombre, et qu'un peuple institué de cette manière, doit naturellement parcourir dans son gouvernement, tous les degrés du cercle des passions des hommes, puisqu'il ne renferme aucune règle fixe pour montrer ce qui est droit et ce qui n'est pas droit, ce qui est licence, et ce qui n'est pas licence."

    "Qu'elle garantie à un peuple qui s'est soumis à un pouvoir législatif, organisé d'après la théorie de J. J. Rousseau ? Quelle garantie, dis-je, a ce peuple, qu'un pareil pouvoir législatif ne lui fera point de mal, qu'il ne le conduira point à l'esclavage légalement et avec toute l'apparence du droit ?"

    "Il tombe [...] dans une autre [erreur], en commettant le plus grand de tous les crimes politiques, qui est de sacrifier le bonheur individuel de la saine minorité à la tyrannie d'une majorité oppressive, qui ne peut jamais avoir d'autre droit pour le faire, que le droit du plus fort qui, même dans les ténèbres des forêts, donne le droit à trois brigands armés d'assassiner un homme de bien désarmé et sans défense ; ce droit exécrable que Rousseau lui-même a la justice de condamner dans son chapitre du droit du plus fort. Peut-on avancer une pareille théorie et la contredire ainsi dans les moyens d'exécution qu'on offre ? Peut-on accorder au peuple, c'est-à-dire, à la majorité le pouvoir de faire le mal, après qu'on a démontré toute l'horreur du droit du plus fort ?"

    "En abattant la monarchie, le Peuple français n'a donc point reconquis ses droits, il n'a donc fait que changer le mode de son asservissement en se donnant de nouveaux oppresseurs."

    "C'est ainsi, qu'après avoir brisé le joug de la royauté, Rousseau, le père de la révolution française, le bienfaiteur du genre humain devient son plus cruel ennemi."
    -Junius Frey, Philosophie sociale dédiée au peuple français, 1793.

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