L'Hydre et l'Académie

    Jacques Rueff, Pourquoi, malgré tout, je reste libéral + Œuvres complètes

    Johnathan R. Razorback
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    Message par Johnathan R. Razorback le Sam 22 Sep - 13:14

    https://www.wikiberal.org/wiki/Jacques_Rueff

    http://ami.du.laissez-faire.eu/_rueff1.php5

    "C'est un monstrueux mensonge que d'affirmer que l'économie classique, c'est-à-dire ce que l'on est convenu d'appeler le capitalisme, a fait faillite, parce que les désordres sont apparus précisément l où l'on a remplacé le régime ancien du régulateur automatique par ce régime absurde et insensé de l'économie libérée, qui est la négation même de l'économie libérale.

    Cependant, cette économie libérée, libérée du contrôle des prix, est un fait et un fait dont l'ampleur augmente chaque jour dans tous les pays du monde. Aussi certains esprits, et des plus vigoureux, ont-ils pensé que puisqu'elle répondait à la quasi-unanimité des volontés individuelles, il était vain d'essayer de résister, et que la sagesse était seulement de tenter de corriger ses conséquences désastreuses en conservant les avantages qu'elle implique.

    La première et la plus grave de ces conséquences désastreuses, c'est le déséquilibre dont tous les marchés sont affectés, c'est-à-dire la crise de l'état endémique. Or Si la crise résulte, comme j'espère vous l'avoir montré, du fait que le mécanisme des prix ne vient plus systématiquement assurer l'équilibre de l'offre et de la demande, de la production et de la consommation, du droit et de l'avoir, ne pourrait-on organiser systématiquement ces équilibres par voie comptable, en dressant un projet contingentant pour chacun des articles du marché les quantités produites et consommées et obligeant les individus à respecter les contingents ainsi établis ? Ainsi a pris naissance cette conception de l'économie consciente où la volonté des hommes doit remplacer le libre jeu des prix.
    "

    "La vérité, c'est que tous les régimes d'économie dirigée impliquent l'existence d'un organisme susceptible de prendre des décisions arbitraires, autrement dit dictatoriales. La dictature est ainsi une condition et une conséquence de l'économie planifiée.

    Et d'ailleurs, l'expérience ne confirme-t-elle pas cette conclusion ? Pouvez-vous tenir pour fortuit le foisonnement des dictatures dans les pays où fleurit le régime de l'économie consciente ? Je crois que c'est La Bruyère qui a dit qu'une conscience dirigée est une conscience qui a un directeur ! Eh bien, une économie dirigée, c'est une économie qui a un dictateur, c'est-à-dire quelqu'un qui choisit sans raison, qui fait la fortune des uns, la ruine des autres, que ce soit Staline, Hitîer ou M. Lebureau
    ."

    "Toutes les turpitudes de notre régime, j'en ai toujours trouvé la source dans des interventions de l'État. Je n'ai aucune peine à concevoir un régime libéral jacobin, où une justice égale et rigoureuse, en même temps qu'une charité active et généreuse, se concilieraient avec une politique tendant uniquement à améliorer les niveaux de vie, donc le sort du plus grand nombre. Et je crois qu'il serait dans un pareil régime plus de bonheur pour les masses que dans les systèmes malthusiens qui donnent à leurs auteurs toutes les apparences de l'action généreuse, mais organisent la misère et la ruine."
    -Jacques Rueff, Pourquoi, malgré tout, je reste libéral, 8 mai 1934.




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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "La vraie volupté est remportée comme une victoire sur la tristesse [...] Il n’y a pas de grands voluptueux sans une certaine mélancolie, pas de mélancoliques qui ne soient des voluptueux trahis." -Albert Thibaudet, La vie de Maurice Barrès, in Trente ans de vie française, volume 2, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919, 312 pages, p.40.

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    Message par Johnathan R. Razorback le Sam 6 Avr - 16:30

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3331570t.texteImage

    "J'ai voulu m'interdire la démagogie du professeur, souvent tenté d'abaisser son enseignement au niveau qui lui vaudra la large audience à laquelle l'opinion mesure le succès." (p.24)
    -Jacques Rueff, L'Ordre Social, 1945 pour la première édition, cité d'après tome IV des Œuvres complètes, Plon, 1981, 714 pages.



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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "La vraie volupté est remportée comme une victoire sur la tristesse [...] Il n’y a pas de grands voluptueux sans une certaine mélancolie, pas de mélancoliques qui ne soient des voluptueux trahis." -Albert Thibaudet, La vie de Maurice Barrès, in Trente ans de vie française, volume 2, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919, 312 pages, p.40.


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