L'Hydre et l'Académie

    Henri Lepage, Demain le capitalisme

    Johnathan R. Razorback
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    Message par Johnathan R. Razorback le Ven 21 Sep - 14:04

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Lepage_(%C3%A9conomiste)

    http://www.quebecoislibre.org/030816-3.htm

    https://www.institutcoppet.org/wp-content/uploads/2011/02/Demain-le-capitalisme.pdf

    « Il faut que l’on prenne conscience de l’intérêt que présente, dans les circonstances actuelles pour défendre les libertés individuelles les plus fondamentales, la maîtrise d’une certaine culture économique. » (p.15)

    « Thomas Jefferson (le rival «libertarien» de George Washington au moment de l'élaboration de la Constitution américaine). » (p.29)

    « Du fait de la présence d'un Etat fort, dominant et omniinterventionniste il devient plus avantageux pour les citoyens de chercher à manipuler (ou à s'emparer de l'appareil étatique) que de fonder leurs rapports sur des échanges réciproques, créateurs d'une plus-value sociale optimale. Or, la logique de l'Etat, qu'il soit de droite ou de gauche, ne peut être que « corporative » ; elle mène à l'exploitation de l'un par l'autre, quel que soit celui qui exploite ou celui qui est exploité. En devenant de plus en plus préseilt dans les moindres rouages de la vie économique et sociale, et cela notamment au nom des impératifs de « solidarité », l'Etat ne se renforce pas, il s'affaiblit en raison des conflits et de~ divisions qu'il contribue à renforcer pour le partage du gâteau collectif. C'est pourquoi la protection des citoyens contre toute forme d'exploitation, ou encore la préservation de la stabilité sociale passent non pas par un élargissement toujours plus grand des prérogatives publiques mais au contraire par l'affirmation d'une volonté qui vise à réduire au maximum technologiquement possible le poids de l'Etat dans la société, et donc à accroître l'aire du marché. » (p.54)

    « Qui nous a précédés avec les yeux de Zola et de Dickens, de Marx ou d'Engels, et cela quelle que soit notre place dans la société. Mais cette vision correspond-elle à la vérité historique ? Reflète-t-elle vraiment ce que les contemporains ont vécu? Peut-elle valablement servir de base au procès de la société et de la logique capitalistes ? » (p.64)

    « L'effort de l'Etat aboutit seulement à « déplacer » des ressources ; il stimule certaines activités, mais au prix d'un effet stérilisateur sur d'autres qui se seraient développées si l'Etat n'avait pas faussé à son profit le jeu de l'allocation des ressources. » (p.69-70)

    « Sans l'Etat, il ne peut pas y avoir de cartels ou d'ententes ayant, sur le long terme, un rôle réellement antiéconomique. Quels sont donc les cartels les plus néfastes ? Ceux, par exemple, qui réglementent les professions libérales et qui donnent un bon exemple de la façon dont certains groupes d'intérêts corporatifs utilisent leur pouvoir politique pour obtenir que l'Etat serve d'abord leurs intérêts avant ceux de la collectivité. » (p.80)
    -Henri Lepage, Demain le capitalisme, Éditions le Livre de Poche, coll. Pluriel, 1978, 448 pages.




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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "La vraie volupté est remportée comme une victoire sur la tristesse [...] Il n’y a pas de grands voluptueux sans une certaine mélancolie, pas de mélancoliques qui ne soient des voluptueux trahis." -Albert Thibaudet, La vie de Maurice Barrès, in Trente ans de vie française, volume 2, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919, 312 pages, p.40.


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