L'Hydre et l'Académie

    La fin de l'éducation

    Johnathan R. Razorback
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    Message par Johnathan R. Razorback le Lun 16 Juil - 11:52

    "L'homme est essentiellement double, nature et culture. [...] Au cours de l'évolution, l'homme a perdu les conduites instinctives innées qui permettent aux animaux de faire ce qu'ils n'ont pas appris. Tout se passe comme si notre code génétique, en permettant de fabriquer la fabuleuse cathédrale de nos gros cerveaux aux 10 [puissance] 15 synapses, quand le couplage neuronique est achevé avec l'acquisition du langage, avait dû larguer le reste. Les singes, en revanche, ont conservé encore beaucoup de conduites instinctives et ils associent la mémoire génétique commune à tous les vivants à une aptitude à mémoriser de longues chaînes d'actes complexes finalisés dont ils ont pris connaissance en une seule fois. Il s'ensuit que nous avons tout à réapprendre. Cette mémoire culturelle est à la fois notre force et notre principal handicap." (p.46)

    "Culture, c'est-à-dire un ensemble de procédures qui permettent d'améliorer la vie, qui tiennent lieu de ces conduites instinctives [animales] que nous n'avons plus." (p.47)
    -Pierre Chaunu, Histoire et Décadence, Paris, Perrin, 1981, 360 pages.

    Pourquoi une force:
    "L'homme est un être de transmission, c'est-à-dire qu'aucune génération ne peut prétendre à elle seule être toute l'humanité, contrairement à l'animal ; une abeille au temps de Virgile et une abeille au temps de Chirac, elle est la même, l'homme n'est pas le même. Donc, il se transmet. Il thésaurise, il cumule et il transmet. En ce sens, l'homme est l'animal qui a une histoire."
    -Régis Debray, Entretien avec Alain Finkielkraut, Émission "Répliques", France-Culture, 1er avril 2006.

    Pourquoi une faiblesse:

    citer Rand.




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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "La vraie volupté est remportée comme une victoire sur la tristesse [...] Il n’y a pas de grands voluptueux sans une certaine mélancolie, pas de mélancoliques qui ne soient des voluptueux trahis." -Albert Thibaudet, La vie de Maurice Barrès, in Trente ans de vie française, volume 2, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919, 312 pages, p.40.


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