L'Hydre et l'Académie

    Réflexions sur l'égoïsme, l'amour (de soi), l'altruisme et la bonté, suivi de Vocabulaire de philosophie morale

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    Johnathan R. Razorback
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    Réflexions sur l'égoïsme, l'amour (de soi), l'altruisme et la bonté, suivi de Vocabulaire de philosophie morale

    Message par Johnathan R. Razorback le Mer 25 Avr - 21:00

    https://www.sens-public.org/article295.html

    I: De l'altruisme au stirnérisme:

    Oppression des morales, lois et sociétés.

    II: De l'égoïsme à l'individualisme.

    "Selon l’égoïsme psychologique, il n’est aucun comportement, fût-il apparemment désintéressé et altruiste, qui ne puisse ultimement être rapporté à l’intérêt, à l’avantage ou au bénéfice du sujet, quelle que soit la nature de ce bénéfice, matérielle ou symbolique (que La Rochefoucauld appelait des intérêts de « bien » ou de « gloire »). Le défenseur de l’égoïsme psychologique soutient qu’aucune preuve ne peut être apportée à l’existence de comportements qui auraient uniquement pour fin le bien d’autrui."
    -Michel Terestchenko, « Égoïsme ou altruisme ? Laquelle de ces deux hypothèses rend-elle le mieux compte des conduites humaines ? », Revue du MAUSS, 2004/1 (no 23), p. 312-333.

    "Égoïsme.
    B. Psychologie. Amour de soi, tendance naturelle à se défendre, à se maintenir, à se développer. C'est en ce sens que, parmi les sentiments, on a opposé les inclinations ou les émotions égoïstes, aux inclinations altruistes, sans mettre dans ces mots aucune intention appréciative (Comte, Spencer).
    Quelques psychologues évitent cependant cet usage du mot, à cause du sens C, qui est le plus usuel, et disent inclinations personnelles, ou individuelles.
    C. Morale. Amour exclusif ou excessif de soi ; caractère de celui qui subordonne l'intérêt d'autrui au sien propre et juge toutes choses de ce point de vue.
    D. Éthique. Théorie qui fait de l'intérêt individuel le principe explicatif des idées morales et le principe directeur de la conduite.
    "
    -André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie, PUF, 2016 (1926 pour la première édition), 1376 pages, p.p.271-272.

    "[Spinoza] soutient également la thèse du caractère résolument égoïste de la motivation. Toute l’activité humaine (et même, toute activité d’un individu de la nature, quel qu’il soit) dérive de l’effort de chacun pour persévérer dans son être et maximiser sa puissance d’agir."
    -Steven Nadler, « Acte et motivation dans la philosophie morale de Spinoza », Philonsorbonne [En ligne], 9 | 2015, mis en ligne le 11 janvier 2015, consulté le 25 avril 2018.

    Position de Hobbes, La Rochefoucauld, Spinoza, Holbach, Bentham, Mises.

    "On confond souvent l'égoïsme et l'amour-propre ; l'un n'est pas moins différent de l'autre, que la vie et la maladie. L'égoïsme n'est qu'une corruption de l'amour de soi, comme la maladie n'est qu'un désordre de la vie ; l'égoïsme est un amour-propre mal entendu, erroné dans l'opinion, et pernicieux dans la pratique."
    -Joseph Michel Antoine Servan, Extrait d'un portefeuille, 1807.

    "Ce n’est pas l’individualisme qui rend l’amour difficile, c’est plutôt l’égoïsme et l’égocentrisme, qui en sont une perversion. [...] nous ne sommes pas plus libres d’être plus égoïstes ou égocentrique : l’enfermement en soi est plutôt, comme tout enfermement, une non-liberté."

    "La possessivité est égoïsme, l’individualisme bien compris est générosité."
    -Vincent Citot, « Les tribulations du couple dans la société contemporaine et l'idée d'un amour libre », Le Philosophoire, 2000/1 (n° 11), p. 85-119.

    "L'égoïsme porte en lui-même sa punition, son supplice."
    -Goswin de Stassart, Les pensées et maximes, 1780-1854.

    Altruisme: "(lat. alter, l'autre, terme créé par A. Comte pour désigner l'amour d'autrui par opposition à l'égoïsme).
    Psy. Mor. a) sentiment d'affection pour les autres qui dispose à se dévouer pour eux ; b) morale altruiste: doctrine morale qui pose l'intérêt de nos semblables comme but de la conduite morale." -Louis-Marie Morfaux, Vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines, Armand Colin, Paris, 1980, 400 pages, p.15.

    "On peut cesser de jouer le jeu de la vie en se fixant sur soi-même, en étant obsédé par soi-même. C’est ce que montre Molière à travers le bourgeois gentilhomme, Don Juan, l’avare, le misanthrope. Tous ces personnages ont un point commun. Ils sont fixés sur eux-mêmes. Ils sont obsédés par eux-mêmes. Cette fixation sur eux les place en marge de la société. Elle fait d’eux des personnages ridicules et théâtraux. La vie va leur apprendre à revenir à la réalité en les confrontant à eux-mêmes et à leur ridicule.

    Sagesse de Molière. Il a vu avec une extraordinaire clairvoyance le problème des sociétés modernes. Les sociétés économiquement développées qui permettent au moi de s’épanouir sont malades du fait de ce même moi. Elles sont en crise d’identité permanente. La raison en est simple. Les individus ne jouent plus le jeu. Ils ne savent plus jouer le jeu. Voulant être eux-mêmes en oubliant de jouer le jeu de la vie et du monde, ils se marginalisent sans s’en rendre compte. [...]
    Il faut donc s’occuper de son moi et affirmer son individualité. Reste que ce n’est pas une raison pour faire de soi une exception et se dispenser de faire partie de la réalité, de la société, de l’histoire. Même s’il est aussi là pour lui, l’homme n’est pas là que pour lui. Il participe à un monde, une société, une histoire. Il faut être singulièrement aveuglé par soi-même pour faire du moi la seule réalité qui vaille en oubliant le réel et les autres et en pensant pouvoir bâtir une humanité sans Dieu, sans religion et sans traditions. Le monde ne commence pas avec moi et ne se finit pas avec lui. [...] Ne confondons pas le moi et l’infatuation du moi. Tout moi n’est pas infatué.
    " -Bertrand Vergely, « L'enjeu vital de l'identité », Cahiers jungiens de psychanalyse, 2010/2 (N° 132), p. 75-94.

    "(lat. amor, amour, affection).
    1. Psy. a) tendance de la sensibilité qui nous porte vers un être ou un objet reconnu ou ressenti comme bon ; ex. l'amour maternel, l'amour de la gloire, des richesses ; b) inclination vers une personne sous toutes ses formes et à tous ses degrés, de l'amour-désir (inclination sexuelle) à l'amour-passion et à l'amour sentiment. [...]
    2. Péd. Amour captatif (du lat. captare, chercher à prendre): celui qui cherche à accaparer l'autre pour se l'approprier affectivement ; ex. de l'amour de certains enfants à l'égard de leur mère, syn. possessif ; amour oblatif (du lat. offere, offrir): celui qui tend à se donner à l'autre et à se dévouer pour lui." -Louis-Marie Morfaux, Vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines, Armand Colin, Paris, 1980, 400 pages, p.15.

    "Attirance, affective ou physique, qu'en raison d'une certaine affinité, un être éprouve pour un autre être, auquel il est uni ou qu'il cherche à s'unir par un lien généralement étroit." -TLFI, "Amour".

    "Si X aime Y..., X ne doit pas seulement trouver que Y est attirant..., il doit vouloir certaines choses qui concernent Y. X doit vouloir être avec Y, faire plaisir à Y, le chérir, vouloir que Y l'aime aussi, et qu'il pense du bien de lui." -William Lyons, Emotion, Cambridge, Cambridge University Press, 1980, p.64.






    Dernière édition par Johnathan R. Razorback le Mer 2 Mai - 17:37, édité 2 fois


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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "Il y a, de nos jours, beaucoup de gens qui s'accommodent très aisément de cette espèce de compromis entre le despotisme administratif et la souveraineté du peuple, et qui pensent avoir assez garanti la liberté des individus, quand c'est au pouvoir national qu'ils la livrent. Cela ne me suffit point." -Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, vol II, Quatrième Partie : Chapitre VI, 1840.

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    Johnathan R. Razorback
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    Re: Réflexions sur l'égoïsme, l'amour (de soi), l'altruisme et la bonté, suivi de Vocabulaire de philosophie morale

    Message par Johnathan R. Razorback le Mar 1 Mai - 13:36

    Altruisme:

    Agent:

    Amoralité:

    Amour:

    Amour-propre:

    Arrogance:

    Bon:

    Bonheur:

    Bonté:

    Calcul:

    Connaissance:

    Conséquence:

    Conséquentialisme:

    Courage:

    Cupidité:

    Eudémonisme:

    Égoïsme:

    Éthique (interne et externe):

    Expérience:

    Fidélité:

    Générosité:

    Honnêteté:

    Immoralité:

    Ingratitude:

    Juste:

    Magnanimité:

    Moralité:

    Modestie:

    Naturalisme:

    Plaisir:

    Raison:

    Raisons:

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    Vertu(s):

    Vice(s):




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    "Il y a, de nos jours, beaucoup de gens qui s'accommodent très aisément de cette espèce de compromis entre le despotisme administratif et la souveraineté du peuple, et qui pensent avoir assez garanti la liberté des individus, quand c'est au pouvoir national qu'ils la livrent. Cela ne me suffit point." -Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, vol II, Quatrième Partie : Chapitre VI, 1840.


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