L'Hydre et l'Académie

    Lewis Mumford, La cité à travers l'histoire

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    Johnathan R. Razorback
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    Lewis Mumford, La cité à travers l'histoire

    Message par Johnathan R. Razorback le Mar 17 Oct - 20:54

    "Le sociologue marxiste John Bellamy Foster discerne en Lewis Mumford un précurseur de l'écosocialisme." (p.XVII)
    -Jean-Pierre Garnier, préface à Lewis Mumford, La cité à travers l'histoire, Agone, coll. Mémoire sociales, 2011 (1961 pour la première édition américaine), 922 pages.

    "Le hameau, le sanctuaire, le village sont antérieurs à la cité ; le campement, l'abri, la grotte, le tumulus ont précédé le village, et fort longtemps auparavant, existait l'instinct de la vie communautaire qui n'est pas, parmi les espèces animales, l'apanage exclusif de l'homme.
    Nomadisme ou vie sédentaire, les modes d'existence humaine ont oscillé entre ces deux extrêmes
    ." (p.5)

    "Au cours de la rude période de nomadisation du paléolithique, la première résidence fixe dont nous retrouvons la trace est celle des morts: une faille dans la roche, un monticule de pierres, un tumulus communautaire. Les vivants revenaient vers ces points de repères pour évoquer l'âme des ancêtres ou leur apporter les offrandes qui apaiseraient leur courroux. L'occupation permanente d'un seul site n'était pas facilement conciliable avec les exigences de la chasse et de la cueillette, mais l'appel immatériel des morts lui donnait toute son importance. Les peuples juifs ont revendiqué comme leur, pendant des siècles, une terre qui renfermait les cendres de leur ancêtres ; et il s'agit là, semble-t-il, de la plus originaire des revendications. La cité des morts est antérieure à la cité des vivants. Elle paraît annoncer l'apparition de cette ville dont elle justifiera le rayonnement. La vie des cités, qui commence avec le tumulus funéraire du primitif, va s'achever dans le dernier cimetière -la nécropole, où, l'une suivant l'autre, vont se rejoindre les civilisations.
    Ironie cruelle et renouvelée: le long des voies d'accès des villes grecques ou romaines, des rangées de tombeaux accueillaient le voyageur. En Égypte, tout ce qui peut rester d'une grande civilisation qui sut savourer la plénitude joyeuse de la vie est conservée dans les temples et les sarcophages.
    " (p.7)

    "Sans récipients étanches, le paysan néolithique ne pouvait conserver ni la bière et le vin ni l'huile ; sans jarres scellés, d'argile ou de pierre, son bien était à la merci des rongeurs et des insectes ; s'il n'avait eu ni silos ni grandes, comment aurait-il conservé les fruits de sa récolte d'une saison à l'autre ? La maison était devenue nécessaire pour abriter les enfants, les malades et les vieillards. [...] La mise en réserve d'une partie des récoltes pour parer aux conséquences des disettes devait favoriser l'esprit de prévoyance et la conscience de la durée. La part des graines que l'on réserve en vue des prochaines semailles est la première étape de l'accumulation de capitaux." (p.18-19)
    -Lewis Mumford, La cité à travers l'histoire, Agone, coll. Mémoire sociales, 2011 (1961 pour la première édition américaine), 922 pages.



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    -Archélaos de Sparte.


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    -Spinoza, Éthique, IV, 24, 1677.


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