L'Hydre et l'Académie

    Jay Haley, Tacticiens du pouvoir : Jésus-Christ, le psychanalyste le schizophrène et quelques autres

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    Johnathan R. Razorback
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    Jay Haley, Tacticiens du pouvoir : Jésus-Christ, le psychanalyste le schizophrène et quelques autres

    Message par Johnathan R. Razorback le Lun 18 Sep - 15:15

    "Les capacités de Jésus en tant qu’organisateur se révèlent extraordinaire. Isolé, il a pu mettre au point la stratégie d'une organisation qui non seulement a vaincu l'Empire romain mais qui a finalement pris un pouvoir absolu sur les populations occidentales pendant de nombreux siècles et ne perd ce pouvoir que dans une lutte intense. Personne n'a jamais approché d'une telle réussite. On ne voit nul rival au moins jusqu'à l'apparition des mouvements de masse de ce siècle." (p.29)

    "Dans le choix de [son] élite, Jésus ne recrute guère parmi les gens du pouvoir en place, mais c'est dans les rangs inférieurs de la population qu'il cueille ses adeptes. Quand il recrute ces hommes Jésus leur demande ce que l'on demande toujours à tout membre d'un noyau contestataire. Ils doivent abandonner toute ambition dans la société présente, et tout lien avec autrui, y compris les liens familiaux, quand ils se joignent à lui. [...]

    Au jeune homme qui désirait remplir son devoir filial et enterrer son père, Jésus dit:
    "Laissez les morts enterrer leurs morts" (Luc 9 : 60) [...]

    Les leaders de mouvements de masse suive nettement l'exemple de Jésus et demandent à leurs adeptes de couper les liens de fidélité vis-à-vis d'autrui, leur famille comprise.
    " (p.36-37)
    -Jay Haley, "Les tactiques du pouvoir de Jésus-Christ", in Tacticiens du pouvoir : Jésus-Christ, le psychanalyste le schizophrène et quelques autres, Paris, Éditions ESF, 1987 (1984 pour la première édition française, 1969 pour la première édition américaine), 118 pages, p.29-54.



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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "Il y a, de nos jours, beaucoup de gens qui s'accommodent très aisément de cette espèce de compromis entre le despotisme administratif et la souveraineté du peuple, et qui pensent avoir assez garanti la liberté des individus, quand c'est au pouvoir national qu'ils la livrent. Cela ne me suffit point." -Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, vol II, Quatrième Partie : Chapitre VI, 1840.


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