L'Hydre et l'Académie

    Edith Hamilton, La Mythologie

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    Johnathan R. Razorback
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    Edith Hamilton, La Mythologie

    Message par Johnathan R. Razorback le Sam 1 Avr - 15:24

    "Avec la naissance de la Grèce, l'homme se plaça au centre de l'univers. Ceci constituait une véritable révolution de la pensée ; jusqu'alors, l'être humain avait fort peu compté. C'est en Grèce que, pour la première fois, il prit pleinement conscience de lui-même.
    Les Grecs imaginèrent leurs dieux à leur image, et cela aussi était neuf. [...]
    Seuls de tous les peuples du monde ancien, les Grecs se préoccupaient du visible ; ils trouvaient autour d'eux la satisfaction de leurs désirs. Le sculpteur, observant les athlètes qui participaient aux jeux, sentait que rien de ce qu'il pourrait imaginer de serait aussi beau que ces corps jeunes et robustes -et il créait ainsi sa statue d'Apollon
    ." (p.7)

    "C'est bien là qu'il faut trouver le miracle de la mythologie grecque -un monde humanisé où les hommes sont libérés de la peur paralysante d'un Inconnu omnipotent." (p. Cool

    "Dans l'Iliade, Hector témoigne d'une noblesse jamais atteinte par les divinités célestes, et Andromaque est infiniment préférable à Athéna ou Aphrodite. Du début à la fin, Héra est une déesse d'un niveau humain fort peu élevé." (p.10)

    "Héraclès, le héros-type de la mythologie, pourrait bien être une allégorie de la Grèce elle-même. Il combat les monstres et en débarrasse la terre tout comme la Grèce libéra le monde de l'idée monstrueuse que l'inhumain règne en maître absolu sur l'humain." (p.11)

    "Pour les Grecs, ce n'étaient pas les dieux qui avaient créé le monde, mais l'inverse: l'univers avait créé les dieux." (p.16)

    "Nul vent ne trouble jamais la paix de l'Olympe, nous dit Homère ; nulle pluie n'y tombe jamais et nulle neige, mais le firmament sans nuages l'entoure de tous côtés et la blancheur glorieuse du soleil est diffusée par ses murs." (p.18)

    "Zeus et ses frères se partagèrent l'univers et la répartition se fit par un tirage au sort." (p.19)

    "Jamais Héra n'oubliait une injure." (p.22)

    "[Hadès] quittait rarement son sombre empire pour l'Olympe ou la terre et personne ne l'encourageait à le faire ; sans pitié, inexorable mais juste, dieu terrible mais non malfaisant, il n'en était pas moins un visiteur indésirable." (p.24)

    "Comme dans tous les dieux, deux idées luttaient en lui [Apollon], l'une primitive et brutale, l'autre belle et poétique." (p.26)

    "La Mort elle-même, que les Grecs nommaient Thanatos et les Romains Orcus." (p.24)

    "Hécate était a déesse de l'ombre lunaire, des nuits mystérieuses pendant lesquelles la lune se cache. "Déesse des Carrefours", lesquels passaient pour être des lieux hantés par des pouvoirs magiques hostiles, elle était associée à tous les actes obscurs. En somme, une divinité terrible." (p.27)

    "[Héphaïstos] était un dieu affable, amoureux de la paix, populaire tant dans les cieux que sur la terre. Comme Athéna, il exerçait une grande influence sur la vie de la cité ; tous deux patronnaient les artisans et ces arts qui, avec l'agriculture, sont les supports de la civilisation, lui, protégeant les forgerons et elle, les tisserands. Lorsque les enfants étaient solennellement admis dans l'organisation de la cité, Héphaïstos était le dieu qui présidait à la cérémonie." (p.31)

    "[Hestia] ne joue aucun rôle dans les mythes. Elle est la déesse du feu -symbole du foyer- devant lequel tout enfant nouveau-né doit être porté avant d'être admis dans la famille. Chaque repas commençait et finissait par une offrande à Hestia. [...] Chaque cité possédait un foyer public qui lui était consacré et dont le feu ne devait jamais s'éteindre. Lorsqu'une colonie se fondait, les émigrants emportaient avec eux des charbons ardents prélevés au foyer de leur cité-mère et avec lesquels ils allumaient le feu de l'autel de la ville nouvelle.
    A Rome, le feu sacré de Vesta était entretenu par six jeunes prêtresses vierges, les Vestales
    ." (p.32)

    "Hésiode dit que Némésis et Aidos, leurs beaux visages voilés de blanc, ne quittait ce monde aux nombreux chemins que le jour où les hommes seront devenus complètement mauvais." (p.35)

    "Quelque part dans cette vaste région s'élevait le palais de Pluton, mais sauf pour dire qu'il est pourvu de nombreuses portes et peuplé d'hôtels innombrables, aucun poète ne le décrit. Tout autour du palais s'étendent de vastes espaces blafards et froids, et des champs d'asphodèles, fleurs que l'on présumé étranges, pâles et fantomatiques." (p.37)

    "Les quatre vents principaux sont: Borée, le vent du nord, en latin Aquilon ; Zéphyre, le vent d'ouest, dont le nom latin est Favonius ; Notos, le vent du sud, dit Auster en latin, et enfin le vent d'est, Euros, en latin comme en grec." (p.40-41)
    -Edith Hamilton, La Mythologie, 1978 (1942 pour la première édition américaine), Éditions Marabout, coll. "Marabout université", 414 pages.


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