L'Hydre et l'Académie

    Bernard Stiegler, Marx et Simondon

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    Johnathan R. Razorback
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    Bernard Stiegler, Marx et Simondon

    Message par Johnathan R. Razorback le Mar 4 Oct - 15:13

    http://arsindustrialis.org/marx-et-simondon

    "Le dialogue entre Simondon et Marx est une question absolument capitale de l'avenir."

    "Simondon interprète la question de la prolétarisation en termes d'individuation ou plus exactement de dés-individuation."

    "Tragédie parce que [...] l'individuation concrète de l'objet technique c'est la dés-individuation des travailleurs humains, en tout cas des travailleurs manuels [...] ce qui explique ce qu'il appelle une désaffection du progrès, affection qui était partagé, au 18ème siècle, par tous le monde."

    "Simondon conteste, d'un point de vue politique, que la question centrale soit celle de l'opposition du capital et du travail."

    "Les réalités techniques sont les conditions du transindividuel."

    "On peut très bien être employé sans travailler. Parce que le travail, c'est un processus d'individuation."

    "C'est parce que Gramsci [ne considère pas comme synonyme prolétariat et classe ouvrière] qu'il renouvèle profondément la question posée par Marx."

    "Qu'est-ce qu'apprendre ? C'est intérioriser ce qui a été extérioriser."

    "Ce que décrit Hegel [dans la dialectique du maître et de l'esclave] c'est la transformation de l'artisan en bourgeois, et du bourgeois en entrepreneur. Comme ça été dit très souvent, Hegel, s'est avant tout un penseur bourgeois, un penseur de la bourgeoisie. [...] Ce qu'il décrit, c'est le savoir acquérant sa noblesse, ses lettres de noblesse, c'est le travail acquérant sa noblesse a travail la conquête d'un savoir."
    -Bernard Stiegler, Intervention sur Marx et Simondon dans le cadre du séminaire organisé par Jean Hugues Barthélémy le 20 mars 2012.


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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "Il y a, de nos jours, beaucoup de gens qui s'accommodent très aisément de cette espèce de compromis entre le despotisme administratif et la souveraineté du peuple, et qui pensent avoir assez garanti la liberté des individus, quand c'est au pouvoir national qu'ils la livrent. Cela ne me suffit point." -Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, vol II, Quatrième Partie : Chapitre VI, 1840.


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