L'Hydre et l'Académie

    Henri Lengrand, Épicure et l'Épicurisme

    Johnathan R. Razorback
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    Message par Johnathan R. Razorback le Jeu 22 Sep - 11:27

    http://remacle.org/bloodwolf/livres/epicure/table.htm

    « Pour Épicure, l'homme est libre. Il a su rompre les chaînes du destin, et il possède, suivant l'expression de Lucrèce "une libre volonté, arrachée aux destins, fatis avolsa voluntas". Comment cela se fait-il ? L'homme est un composé d'atomes ; mais les corpuscules qui constituent son âme sont plus coulants, plus subtils, plus déliés que les éléments du corps ; ils sont de forme ronde, et roulent aisément les uns sur les autres. De plus ces atomes, pris individuellement, sont libres ; ils sont, comme tous les atomes qui constituent l'univers, doués de spontanéité ; d'où dans l'homme comme dans l'univers le libre arbitre. C'est à la vérité une étrange liberté ; il serait plus juste de l'appeler un indéterminisme absolu. En effet, cette déclinaison spontanée que possèdent les atomes, n'est pas générale comme la pesanteur ; elle est propre à chaque atome, c'est un caractère absolument particulier et individuel. La légère inflexion qu'elle produit n'est déterminée, ni pour le temps ni pour le lieu, Lucrèce le dit d'une façon expresse. »
    -Henri Legrand, Épicure et l'épicurisme, chapitre III, 1906.



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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "La vraie volupté est remportée comme une victoire sur la tristesse [...] Il n’y a pas de grands voluptueux sans une certaine mélancolie, pas de mélancoliques qui ne soient des voluptueux trahis." -Albert Thibaudet, La vie de Maurice Barrès, in Trente ans de vie française, volume 2, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919, 312 pages, p.40.


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