L'Hydre et l'Académie

    Mikhaïl Lifschitz, La philosophie de l’art de Karl Marx

    Partagez
    avatar
    Johnathan R. Razorback
    Admin

    Messages : 4213
    Date d'inscription : 12/08/2013
    Localisation : France

    Mikhaïl Lifschitz, La philosophie de l’art de Karl Marx

    Message par Johnathan R. Razorback le Dim 24 Avr - 21:51

    https://fr.scribd.com/doc/114206732/Lifschitz-Art-Marx-Scribd

    "La Sainte-Famille contient une section bien connue sur « Le mystère de la spéculation spéculative » dans laquelle Marx montre que la méthode de Hegel, qui est à la racine de toutes les découvertes de la « critique critique », est basée sur une mystification idéaliste. À partir de nombreuses entités réelles le philosophe construit une notion abstraite qu’il appelle substance (par exemple, « fruit » est la substance de la poire, la pomme, de l’amande, etc.) Du point de vue idéaliste, cette notion a une existence réelle, absolue, tandis que les diverses entités concrètes sont de pures apparences, des modalités de l’existence du fruit. La dissolution de l’existence matérielle dans le concept général est, quoi qu’il en soit, une pure abstraction. En reconnaissant cette déficience, l’idéaliste essaye de renoncer à l’abstraction, mais il le fait d’une « manière spéculative, mystique ». Il transforme l’abstraction en une essence spirituelle active générant des variétés multiformes de réalités concrètes, immanentes." (p.74)

    "Hegel lui aussi se réfère au neveu de Rameau.
    Il est intéressant de noter que ce petit chef d’œuvre de la plume du grand encyclopédiste faisait partie des œuvres littéraires les plus appréciées de Marx. Diderot était son auteur de prose préféré." (p.77)

    "Tandis que la société antique s’intéressait à la qualité spécifique de l’objet, à sa valeur d’usage, le monde capitaliste est dominé par la quantité, par la valeur d’échange. Les différences qualitatives sont réduites à de simples rapports quantitatifs." (p.106)
    -Mikhaïl Lifschitz, La philosophie de l’art de Karl Marx, 1933.


    _________________
    « Et comment peut-il être bon, lui qui n’a pas même de sévérité contre les méchants ! »  
    -Archélaos de Sparte.


    « Agir par vertu n’est autre chose en nous qu’agir et vivre, conduits par la raison, et conserver son être, et d’après ce fondement de la vertu qu’il faut rechercher sa propre utilité. »
    -Spinoza, Éthique, IV, 24, 1677.


      La date/heure actuelle est Mar 12 Déc - 21:54