L'Hydre et l'Académie

    Søren Kierkegaard, Traité du désespoir & autres oeuvres

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    Johnathan R. Razorback
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    Søren Kierkegaard, Traité du désespoir & autres oeuvres

    Message par Johnathan R. Razorback le Ven 25 Mar - 23:33

    "Oser à fond être soi-même, oser réaliser un individu, non tel ou tel, mais celui-ci, isolé devant Dieu, seul dans l’immensité de son effort et de sa responsabilité : c’est là l’héroïsme chrétien, et, avouons sa rareté probable ; mais en est-ce que de se leurrer en se cantonnant dans l’humanité pure,
    ou de jouer à qui s’émerveillera devant l’histoire universelle ? Toute connaissance chrétienne, si stricte du reste qu’en soit la forme, est inquiétude et doit l’être ; mais cette inquiétude même édifie. L’inquiétude est le vrai comportement envers la vie, envers notre réalité personnelle et, par suite, pour le chrétien, elle est le sérieux par excellence ; la hauteur des sciences impartiales, bien loin d’être un sérieux encore supérieur, n’est, pour lui, que farce et vanité. Mais le sérieux, vous dis-je, est l’édifiant
    ."

    "Dans la langue des hommes la mort est la fin de tout, et, comme ils disent, tant va la vie, tant l’espoir. Mais, pour le chrétien, la mort n’est nullement la fin de tout, ni un simple épisode perdu dans la seule réalité qu’est la vie éternelle ; et elle implique infiniment plus d’espoir que n’en comporte pour nous la vie, même débordante de santé et de force."

    "Le désespoir c’est la désespérance de ne pouvoir même mourir."
    -Søren Kierkegaard, Traité du désespoir ou La Maladie mortelle, exposé de psychologie chrétienne pour l’édification et le réveil, 1849.


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    « Et comment peut-il être bon, lui qui n’a pas même de sévérité contre les méchants ! »  
    -Archélaos de Sparte.


    « Agir par vertu n’est autre chose en nous qu’agir et vivre, conduits par la raison, et conserver son être, et d’après ce fondement de la vertu qu’il faut rechercher sa propre utilité. »
    -Spinoza, Éthique, IV, 24, 1677.


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