L'Hydre et l'Académie

    Maria José Villaverde, Rousseau, Spinoza, deux visions opposées de la démocratie

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    Johnathan R. Razorback
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    Maria José Villaverde, Rousseau, Spinoza, deux visions opposées de la démocratie

    Message par Johnathan R. Razorback le Mer 16 Mar - 14:10

    https://www.academia.edu/3475027/Rousseau_Spinoza_deux_visions_oppos%C3%A9es_de_la_d%C3%A9mocratie

    "Contrairement aux philosophes comme D’Holbach ou Diderot, qui renoncent (avant Kant) à fonder la morale sur la religion, Jean-Jacques, malgré son apparent optimisme et sa confiance dans la raison, a recours au système de châtiments et de récompenses de l’au-delà pour soutenir l’ordre sociopolitique. Car, au fond, il n’a pas de confiance dans la bonté naturelle des hommes ni dans leur capacité de suivre la droite raison. Ainsi son œuvre, malgré son enveloppe rationnelle et tolérante, en un mot, éclairée, cache une tentative d’arrêter la crise de foi du xviii siècle et d’empêcher le retrait de Dieu de la pensée des Lumières. Et de ce fait son combat contre les matérialistes et les athées le rapproche, malgré lui, des papistes comme l’Abbé Bergier."

    "L'axe fondamental de la pensée de Spinoza est la défense de la liberté individuelle."

    "Quant aux non propriétaires, Spinoza est le seul auteur du xvii et xviii siècle qui les inclut dans son modèle de démocratie."




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    « Et comment peut-il être bon, lui qui n’a pas même de sévérité contre les méchants ! »  
    -Archélaos de Sparte.


    « Agir par vertu n’est autre chose en nous qu’agir et vivre, conduits par la raison, et conserver son être, et d’après ce fondement de la vertu qu’il faut rechercher sa propre utilité. »
    -Spinoza, Éthique, IV, 24, 1677.


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