L'Hydre et l'Académie

    Philippe Choulet, Le Spinoza de Nietzsche : les attendus d’une amitié d’étoiles

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    Johnathan R. Razorback
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    Philippe Choulet, Le Spinoza de Nietzsche : les attendus d’une amitié d’étoiles

    Message par Johnathan R. Razorback le Mer 16 Mar - 14:07

    http://books.openedition.org/psorbonne/195

    "La nature et la teneur des problèmes varient en fonction des périodes : certains relèvent d’une communauté de critique (contre Platon, Descartes, Aristote) et de pensée (l’apologie de la vie, de la joie contre la tristesse ; le retour de l’innocence) ; d’autres montrent le manque de radicalité et les limites du spinozisme, ses préjugés (du causalisme au finalisme : la vie comme conservation, le nom de Dieu, l’éternité sans le devenir, une raison logique, une béatitude abstraite...). En ce sens, on peut douter de la connaturalité entre Spinoza et Nietzsche : la Lettre à Overbeck n’est que l’index d’une amitié lointaine et ignorante sur le fond (de la généalogie). Les textes tardifs indiquent autre chose qu’une différence historique : une incompatibilité de ton, d’humeur, et de terrain, de souche, d’origine. Le tragique baroque l’emporte, finalement, sur l’optimisme théorique classique."

    Philippe Choulet. Le Spinoza de Nietzsche : les attendus d’une amitié d’étoiles In : Spinoza au XIXe siècle : Actes des journées d’études organisées à la Sorbonne (9 et 16 mars, 23 et 30 novembre 1997) [en ligne]. Paris : Publications de la Sorbonne, 2008 (généré le 15 mars 2016). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/psorbonne/195>. ISBN : 9782859448073.


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    « La racine de toute doctrine erronée se trouve dans une erreur philosophique. [...] Le rôle des penseurs vrais, mais aussi une tâche de tout homme libre, est de comprendre les possibles conséquences de chaque principe ou idée, de chaque décision avant qu'elle se change en action, afin d'exclure aussi bien ses conséquences nuisibles que la possibilité de tromperie. » -Jacob Sher, Avertissement contre le socialisme, Introduction à « Tableaux de l'avenir social-démocrate » d'Eugen Richter, avril 1998.

    "Il y a, de nos jours, beaucoup de gens qui s'accommodent très aisément de cette espèce de compromis entre le despotisme administratif et la souveraineté du peuple, et qui pensent avoir assez garanti la liberté des individus, quand c'est au pouvoir national qu'ils la livrent. Cela ne me suffit point." -Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, vol II, Quatrième Partie : Chapitre VI, 1840.


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